Nº 1 de Langue de Serpent, la lettre envoyée à ses abonnés le mercredi 2 septembre 2026. Deux minutes de lecture, pour les dirigeants de PME et les associés de cabinets réglementés : ce qui change vraiment, et ce qui n’est que du bruit.
Le fait de la semaine : La facturation électronique est entrée en vigueur lundi — pour recevoir, pas encore pour émettre
Depuis le 1er septembre, toute entreprise établie en France doit être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, quelle que soit sa taille (source : DGFiP, calendrier de la réforme de la facturation électronique). L’obligation d’émettre, elle, ne concernera les TPE et PME qu’en septembre 2027.
Ce que cela change pour une structure de moins de cinquante personnes : vos grands fournisseurs vont basculer leur émission, et leurs factures cesseront d’arriver en pièce jointe d’un courriel. Si aucune plateforme ne vous est rattachée, vous ne les verrez tout simplement pas passer. Le sujet n’est pas fiscal, il est opérationnel : c’est votre circuit de réception qui change, pas votre déclaration.
Quoi faire dans les trente jours : demandez à votre expert-comptable quelle plateforme de dématérialisation il a retenue ; vérifiez si votre logiciel de facturation en propose une nativement — beaucoup l’ont ajoutée dans une mise à jour que personne n’a lue ; puis testez la réception d’une facture réelle, de bout en bout, jusque dans votre comptabilité. Les deux premières questions se règlent par courriel. La troisième est la seule qui prouve quelque chose.
Trois signaux faibles
- Le palier du 2 août du règlement européen sur l’IA est franchi. La lecture qui circule — « tout est reporté » — est exacte pour les systèmes à haut risque, et fausse pour deux obligations qui, elles, ne connaissent aucun seuil de taille (source : règlement UE 2024/1689). Ce sera le fait de la semaine prochaine.
- La CNIL poursuit la publication de ses recommandations sur le développement et l’usage des systèmes d’IA, notamment sur la base légale et l’information des personnes (source : cnil.fr). À suivre si vous faites traiter des données clients par un assistant.
- Les grandes messageries durcissent leurs exigences d’authentification pour les expéditeurs en volume — SPF, DKIM, DMARC (source : consignes expéditeurs de Google). Si vos relances partent en nombre depuis votre nom de domaine, le sujet vous concerne avant votre informaticien.
L’outil du mercredi : Make — l’automatisation visuelle, à son juste périmètre
Employé cette semaine en mission pour créer des dossiers clients à partir d’un formulaire, sans ressaisie. Ce qu’il fait bien : la prise en main — un scénario simple se construit en une heure, visuellement, et un collaborateur non technique peut le relire et comprendre ce qui se passe. Ce qu’il fait mal : le coût suit le volume d’opérations, et le débogage devient pénible dès que les branches se multiplient. Son prix : une offre gratuite limitée, puis à partir d’une dizaine d’euros par mois selon le volume (tarifs affichés sur make.com à ce jour). Le cas où il ne sert à rien : une seule automatisation entre deux logiciels qui se parlent déjà nativement — vous ajouteriez un intermédiaire à maintenir pour rien.
Nous installons Make en mission. Nous n’avons aucun lien commercial avec son éditeur.
La ligne d’ancrage
La conformité, c’est le calendrier des autres. L’organisation de votre travail, c’est le vôtre — et c’est le seul des deux qui rapporte.
Luceefer installe des systèmes d’automatisation en une journée sur site — le Pilote.
Recevoir la lettre chaque mercredi, gratuitement : luceefer.com/lettre.