J’ai failli devenir prêtre. Mes réponses, je les ai trouvées chez Spinoza.

Mes parents ont vraiment cru que j’allais devenir prêtre.

Pas parce que j’étais particulièrement pieux. Mais parce que j’avais cette obsession — presque maladive — de comprendre comment le monde fonctionne. Pourquoi on souffre. Pourquoi on désire. Pourquoi on fait ce qu’on fait.

Et quand vous posez ce genre de questions à 20 ans, les gens autour de vous pensent soit que vous êtes dépressif, soit que vous avez la vocation.

Les retraites bouddhistes

J’ai fait des retraites bouddhistes. Plusieurs.

Le silence. La méditation. Les moines qui se lèvent à 4h du matin. La nourriture végétarienne fade. Les enseignements sur le détachement.

C’était beau. C’était profond. C’était sincère.

Mais quelque chose ne collait pas.

On me demandait d’accepter des vérités sans les questionner. De lâcher prise sur le désir de comprendre. D’accueillir le mystère.

Or, moi, je ne voulais pas accueillir le mystère. Je voulais le résoudre.

Le développement personnel : une industrie de 40 milliards

Après les retraites, j’ai fait ce que tout le monde fait : j’ai exploré le développement personnel.

Tony Robbins. Les programmes en ligne. Les séminaires à 2 000 €. Les coachs certifiés en 3 semaines.

Le développement personnel est une industrie de 40 milliards de dollars par an.

Et vous savez quoi ? 90 % de ce qui s’y dit avait déjà été écrit. Il y a 350 ans. Par un opticien hollandais qui polissait des lentilles pour gagner sa vie.

Spinoza : 9 € en poche

J’ai découvert l’Éthique de Spinoza grâce à Frédéric Lenoir. Il dit qu’il a dû la relire 20 fois pour commencer à la comprendre.

Moi, j’ai fait pire : j’ai passé 3 ans dessus. J’ai lu environ 50 livres de commentaires, d’analyses, d’interprétations.

Et je suis membre de Mensa — le top 1 % en QI. Ce n’est pas pour me vanter. C’est pour dire que même avec ça, Spinoza est d’une difficulté redoutable.

Mais les réponses sont là. Toutes.

Sur le désir : Spinoza ne vous dit pas de supprimer vos désirs comme le bouddhisme. Il vous dit de les comprendre. « Nous ne désirons pas les choses parce qu’elles sont bonnes, nous les jugeons bonnes parce que nous les désirons. »

Sur la liberté : Vous n’êtes pas libre quand vous faites ce que vous voulez. Vous êtes libre quand vous comprenez pourquoi vous le voulez.

Sur la joie : La joie n’est pas un état à atteindre. C’est le signe que votre puissance d’agir augmente.

Tout ça pour 9 € en librairie.

Le pont avec l’IA

Pourquoi je vous raconte tout ça sur un blog qui parlé d’intelligence artificielle ?

Parce que Spinoza et l’IA ont quelque chose de fondamental en commun :

Ce sont des outils de pensée, pas des religions.

Spinoza n’est pas un gourou. C’est un système logique pour comprendre le monde. L’IA n’est pas une solution magique. C’est un outil pour amplifier votre capacité de réflexion et d’action.

Le problème, c’est que les gens traitent l’IA exactement comme le développement personnel :

  • Ils cherchent une réponse miracle
  • Ils suivent des « méthodes » sans comprendre les principes
  • Ils passent d’un outil à l’autre sans maîtriser aucun
  • Spinoza vous apprend à penser par vous-même. L’IA vous aide à penser plus vite et plus loin.

    Les deux sont des multiplicateurs de votre intelligence. Aucun des deux n’est un substitut.

    Ce que j’en tire aujourd’hui

    Après les moines, les retraites, les séminaires, les 50 livres de commentaires, voici ce que j’ai appris :

    Les meilleures réponses ne viennent pas des guides spirituels les plus charismatiques. Elles viennent des penseurs les plus rigoureux.

    Et parfois, les outils les plus puissants sont ceux qui existent déjà — il suffit de les prendre en main.

    Que ce soit un livre de philosophie à 9 € ou un pack de prompts IA d’intelligence artificielle, le principe est le même : l’outil ne remplace pas la réflexion. Il l’amplifie.

    Vous voulez découvrir comment utiliser l’IA comme un véritable outil de pensée ? [Téléchargez le guide gratuit ici.]